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Entrevue avec Christophe Spiesser

Photographe et voyageur à Sauveterre-de-Rouergue

     Passionné de voyage et de photographie, Christophe aime ce qui est d’un autre temps, d’une autre époque. Son appareil photo en main, il aime prendre la route. C’est ainsi que sont nés ces projets L’hexactitude du geste et les Anciens cafés.

     Avec L’hexactitude du geste, c’est un tour de France de l’artisanat qu’il réalise. Son objectif : aller photographier les artisans afin d’immortaliser leurs gestes et ainsi valoriser le patrimoine de l’hexagone.

Pour cela, il parcourt tous les départements de France pour y déloger les savoir-faire et gestes des artisans emblématiques de chaque territoire. A la recherche des richesses artisanales des régions, il sillonne, pendant 2 ans, les routes de France et de Navarre sur plus de 70 000 km. Curieux de ces artisans, de la beauté de leur geste travaillant la matière, il va à leur rencontre et met en image tout leur art et leurs talents.

Pour Christophe, L’hexactitude du geste « est une synthèse des métiers divers, entre anciens et modernes, sans clivage entre art et artisanat. L’humain est au centre du projet avant tout ; un projet riche de rencontres avec des passionnés. Leur envie de transmettre, leur savoir-faire et leur philosophie a fait le reste ».

Il articule son corpus photographique autour des gestes des hommes et femmes au travail, dans un triple point de vue entre les mains, l’outils et l’objet que réalise l’artisan.

Mais qu’est-ce qui l’a poussé à faire ce voyage ?

  • « En premier lieu c’est le désir de valoriser le patrimoine. On parle beaucoup de made in France, fais le toi-même ou locavorisme mais ne s’agit-il pas là de l’expression d’un savoir-faire ancré depuis des générations dans nos contrées.
  • La rencontre avec des gens passionnés est un moteur tout comme la découverte de nouveaux territoires, terroirs, traditions ; tout comme l’envie de transmettre ces enrichissements.
  • Continuer à (me) prouver qu’il peut être enrichissant de voyager dans l’hexagone et qu’il n’est pas nécessaire de faire exploser son empreinte écologique à chaque envie d’ailleurs. »

     Pour valoriser son projet il a réalisé un livre, une expo photo itinérante et des projections commentées (à la demande pour les intéressés).

« L’exposition se veut itinérante afin de pouvoir parcourir la France et investir des lieux qui correspondent à l’identité du projet : bâtiments publics, historiques, locaux à caractère culturel/patrimonial, fêtes/salons, ou galeries/boutiques éphémères. »

Vous pouvez retrouver ce voyage photographique de l’artisanat ici : lhexactitudedugeste.com/

     Le voyage est la toile de fond des projets photographiques de Christophe. Il aime prendre le temps de voyager, profiter de chaque paysage, de chaque rencontre.

C’est en parcourant les routes nationales, départementales, petites routes de montagne et lieux reculés, qu’il commence à photographier les façades d’anciens bars et cafés que l’on peut trouver le long des routes et en fait une série photos, les Anciens cafés.

Ces vestiges du passé se présentent à lui par hasard, sans être recherchés. La route propose et lui par la photo immortalise ces lieux d’une époque révolue.

 « Pour commencer le lieu doit être définitivement fermé, ça parait stupide, mais il m’arrive d’avoir de sérieux doutes. Et sinon, le point crucial réside dans l’originalité de la typographie. J’essaie d’éviter les enseignes en plastique qui font partie du package publicitaire offert par les grandes brasseries. Le top, c’est une belle calligraphie tracée sur un bâtiment non-mitoyen avec une architecture hors du commun. »

C’est à travers la chute drastique du nombre de débit de boisson français au fil des décennies, qu’il constate l’évolution de la société.

« Avant, on allait au café tous les jours, et on y restait car le chauffage central n’existait pas ! Puis la télé est arrivée, maintenant le net, les machines à capsules, nos habitudes nous conduisent involontairement loin des lieux d’échange. Dans les grandes villes, la concentration de population dissimule la réalité, car un certain nombre de bistrots trouvent encore leur clientèle. Mais à la campagne, la situation est plus délicate et la perte sociale induite par la fermeture d’un bistrot est souvent conséquente. »

Pour en savoir plus sur Christophe Spiesser et ses travaux photographiques, visitez ses sites internet :

lhexactitudedugeste.com/

christophespiesser.com/

Crédits photos : Christophe Spiesser

Catégories : Photographie

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